Le Cercle de l’Ordre était un groupe d’hommes et de femmes de toutes origines et milieux, assemblé voilà 2048 années. Ils avaient permis l’emprisonnement de Ramaalgok lors de l’Effondrement.
Membres #
- Márith Perle-Noire
- Sobonna Bouracine
- Korr Poing-de-Fer
- Ambor Souffle-Braise
- Isólas Gluril Cararlith
- Rukdash
- Zerrac
- Syll Ysyngwen
- Isiwen Elvadiel
Histoire #
Devant son impuissance à convaincre le Conclave de Mages persuadés poursuivre un objectif noble, Márith Perle-Noire dût se résoudre à les abandonner à leurs pratique et se mit à la recherche d’une solution de secours. Si l’entreprise de ses confrères venait à causer le désastre qu’elle entrevoyait, elle devrait être en mesure d’inverser leur rituel.
Après quelques années de recherches intenses dans une course contre la montre qui l’opposait aux autres magiciens, elle tomba enfin sur d’anciens recueils faisant état d’une forme de magie oubliée dite “des Âmes”. Elle apprit que, si Nyl-Goreth et Nyl-Neth offraient tous deux leurs puissances respectives aux mortels sous la forme de magies dites “naturelle” et “profane”, Nyl-Pharas pouvait elle aussi partager ses dons. Sa magie reposait sur l’ensemble des âmes peuplant le monde, reliées entre elles par un lien intangible, impalpable et inconcevable pour l’esprit simple des mortels. Utiliser ce pouvoir était une pratique complexe, qui nécessitait la présence d’un groupe d’individus aux idéologies et aux objectifs diamétralement opposés, afin d’assurer un équilibre parfait entre les expressions du bien, du mal, de la loi et du chaos.
Rassembler ces individus s’avéra être l’une des tâches les plus ardues que la magicienne ait jamais entreprises. Convaincre un paladin, un ensorceleur malveillant, un roublard et un chef orque sanguinaire de s’associer dans un cercle voué à la préservation de leur monde relevait de l’impossible. Mais elle y parvint. Ensemble ils jurèrent de vouer leurs existences à cette cause qui allait bien au delà des querelles inter-espèces qui gangrénaient le monde depuis bien des années. Et lorsqu’enfin l’énergie vitale de la créature du plan des Ombres ferait son apparition, ils seraient prêts… C’était du moins leur plan.
La réalité fut bien moins agréable. En effet, lorsqu’enfin les mages eurent achevé leur rituel censé extraire le pouvoir de la créature, une chose bien plus terrible se produisit : le monstre sortit de son sommeil millénaire. Tandis qu’ils aspiraient les premières onces de son pouvoir, ils sentirent tous une présence insoutenable s’insinuer en eux à la manière d’une lame dentelée, déchiquetant toutes leurs défenses sur son passage et ne laissant derrière elle que visions de tortures passées, présentes et futures. Bien vite, la créature eut raison de leurs protections, physiques comme mentales, et dévora leurs esprits dans une cacophonie de hurlements d’agonie, bientôt étouffés et suivis par de faibles gémissements involontaires, seuls sons que seraient à jamais capables de produire les cadavres palpitants des mages. Ils ne furent pas seulement rendus fous, cette nuit-là. Leurs esprits rejoignirent ceux des innombrables victimes de la créature, condamnées à revivre l’instant de leur mort pour l’éternité sur le plan des ombres.
Lorsque Márith eut vent du désastre, il s’était déjà passé quelques heures et la créature avait entamé sa traversée vers le plan matériel, en s’insinuant par les brèches ouvertes et laissées béantes par le Conclave des Mages. La magicienne réunit alors son cercle. Ensemble ils en appelèrent à la Magie des Âmes pour former une prison autour de la créature afin de s’assurer que jamais elle ne puisse rejoindre le plan matériel. Cette créature, trop puissante pour être éliminée et trop meurtrière pour être domptée serait tenue à l’écart du monde jusqu’à ce que des êtres suffisamment puissants puissent apporter une solution définitive.
La Magie des Âmes avait été leur solution. Elle était puissante, mais reposait sur des bases aussi inconstantes que les êtres qui en abritaient la source. En d’autres termes, de la même façon qu’une chaîne est seulement aussi résistante que son maillon le plus faible, la Magie des Âmes n’est aussi stable que les âmes qui la composent. La prison dans laquelle ils avaient enfermé la créature pourrait un jour être détruite si le Grand Équilibre venait à être perdu. Un enfant qui assassine ses parents, une guerre livrée en vain, une mère qui pratiquerait la nécromancie sur son enfant… Autant d’événements profondément contrenatures qui, dans certaines circonstances, pourraient briser cet équilibre et permettre à la créature de rejoindre le plan matériel.
Le Cercle était bien conscient du problème. Afin de s’assurer que leurs successeurs pourraient reconstruire le rituel à l’identique, ils firent chacun le choix d’enfermer leurs forces vitales dans des masques. Ces totems contiendraient l’ensemble de leurs volontés, leurs idéologies et leurs pouvoirs et permettraient à quiconque serait capable de reformer le Cercle de l’Ordre, de restaurer le Grand Équilibre, voir peut-être même de détruire la créature. Ainsi, avant de quitter leur monde, tous mirent leurs affaires en ordre et chargèrent leurs disciples de cacher les masques au mieux de leurs capacités, en attendant le jour où les premières faiblesses du Grand Équilibre se feraient sentir, et où le monde aurait besoin que le Cercle de l’Ordre soit reformé. Tous moururent avec dignité, avec en tête le nom de leur némésis : Ramaalgok.
[2048 AE] Aujourd’hui
Les masques ont été disséminés aux quatre coins du monde. Certains sont toujours précieusement conservés par les descendants des premiers disciples du Cercle. D’autres ont été perdus ou volés. Les seules preuves de leur existence résident dans certains journaux et légendes laissés par les disciples et leurs descendants au fil des âges.
Titania, Bellman, Burym, Aeki et Ronan vont se retrouver mêlés sans le vouloir dans une course contre la montre, avec pour but de réunir les masques de l’Ordre avant que l’accumulation de catastrophes ne permette la libération de Ramaalgok.