
Alignement: CN
Gouvernement: État princier
Dirigeant: Kharswan, thakur de Pandija
Capitale: Pakanbi (10.300)
Villes: …
Sites:
Habitants: Majoritairement Humains, mais nombreux Tieflins
Langues: Commun, Saridien
Religions: Centaines de dieux Saridiens, incluant Ja’ty
Adjectif: Pandijan(e)
Cela faisait des milliers d’années que les sanides contrôlaient cette vaste terre de l’ouest de l’Océan des Hasards. L’Île de Pandija, que l’archimage Tum avait offert au puissant maharaja Khiben-Sald voilà plus de quatre millénaires, était le plus oriental de tous les Royaumes Impossibles du Saneth. Ici, des génies servaient les humains vivant dans des palais d’or et de marbre, du vin et non de l’eau coulait dans les fontaines intérieures, et les énormes monastères de Ja’ty à la symétrie parfaite instruisaient des centaines de moines compétents.
Histoire #
On savait peu de choses sur l’île avant qu’elle ne soit réclamée par l’archimage Tum en -2753 AE. Même après la conquête par le sorcier, il y avait peu de choses écrites à propos de l’île excepté qu’il s’agissait d’un endroit d’une incroyable beauté naturelle. On savait qu’il y avait des habitants à l’époque de la prise de contrôle par Tum, mais presque rien n’avait perduré de leurs coutumes par la suite.
Il y avait de cela à peu près quatre millénaires, en -2447 AE, Khiben-Sald, le plus grand maharaja de l’empire oriental du Saneth, avait bravé la Mer des Atrocités pour arriver à Exonovis à la tête d’une flotte de cent-un navires exotiques. Ces étrangers bizarres, dont on n’avait jamais entendu parler dans la région du Darthas à cette époque, étaient devenus de plus en plus présents dans les cours du Tumbeo et la culture sanide avait influencé l’art et les habitudes vestimentaires de cette nation. Tum avait alors cédé à la cour itinérante de Khiben-Sald le contrôle de l’île de Pandija. Bien que le territoire fut éloigné du Tumbeo, il était parfaitement propice à la naissance du Royaume de l’Impossible, favorable aux échanges commerciaux avec l’ensemble de la région de l’Océan des Hasards. Ils y avaient érigé des dizaines de temples à leurs dieux étranges et attiré une large variété de créatures élémentaires afin d’accroître encore la beauté et le charme naturels déjà considérables de l’île.
Le lointain Saneth s’était peu à peu installé dans la région, grâce aux navires de marchands, de prophètes et d’explorateurs qui apparaissaient régulièrement à l’horizon sur l’Océan des Hasards. Lorsque Khiben-Sald était enfin retourné vers son pays natal, il n’avait laissé derrière lui qu’une poignée de monuments glorieux et de génies asservis comme témoignage de son passage sur l’île de Pandija.
Quelques années plus tard, en -2424 AE, Tum lui-même avait quitté Cicerion et, après plusieurs siècles, des Seigneurs du Tumbeo tombés en disgrâce avaient été exilés de leur pays et s’étaient réfugiés sur Pandija pour en faire leur domaine.
En -278 AE, des navires étrangers étaient une fois de plus apparus à l’ouest de l’Océan des Hasards et avaient jeté l’ancre dans le port de Pakanbi, ravagé par les flots. Des dizaines de rajahs sanides avaient débarqué sur Pandija, s’étonnant avec curiosité de l’audace des anciens Seigneurs du Tumbeo et de la manière dont ils avaient perverti les changements que Khiben-Sald avait apportés à l’île. Après tout, il avait été le plus grand maharaja du Saneth, et avait été invité à s’installer sur l’île par l’archimage lui-même… Les nobles sanides avaient alors produit des informations généalogiques improbables mais apparemment exactes de leurs liens familiaux avec Khiben-Sald, tout en invitant calmement les Seigneurs à abandonner leur demeure insulaire. Devant le refus opposé par les ennuyeux magiciens, les rajahs avaient invoqué une armée de marids depuis les profondeurs de la mer. Ceux-ci avaient abattu sur l’île d’interminables tempêtes, envoyant par le fond tous les navires des Seigneurs du Tumbeo sauf un.
Ainsi, plus d’un millénaire après le départ du maharaja Khiben-Sald, l’île de Pandija appartenait une fois de plus au Saneth. Les nobles sanides avaient immédiatement ôté les sceaux qui protégeaient leurs anciens monuments et réveillé leurs gardiens venus d’autres plans. Même si ceux qui avaient vu les nombreuses et impossibles splendeurs de Pandija n’avaient pas manqué d’en parler, elles étaient moins bien connues à travers l’Anthas et le Darthas que les ordres monastiques de cette nation insulaire, qui se comptaient par dizaines.
Culture #
Les trois plus grands monuments de l’île, appelés collectivement les Maisons de la Perfection, avaient rendu célèbre une nouvelle forme de discipline physique et mentale. Tous ceux qui parvenaient à survivre au voyage étaient incités à se rendre sur Pandija pour y relever une série de défis apparemment impossibles. Ceux qui triomphaient de tous les défis étaient acceptés dans l’une des Maisons de la Perfection, où ils développaient leur maîtrise physique, leur équilibre mental et une forme inhabituelle de magie de l’esprit éveillé. Ce défi était ouvert depuis des siècles, et ceux qui étaient prêts à faire la course avec un djinn, à combattre un shaitan à mains nues et à se montrer plus malin qu’un éfrit étaient acceptés dans les ordres monastiques de la merveilleuse Pandija pour y apprendre les arts secrets d’un peuple lointain. Peu de gens comprenaient ces étranges disciplines ou le peuple encore plus étrange qui les enseignait, mais les disciples du Royaume de l’Impossible suscitaient le respect, à défaut de la confiance, à travers le tout Cicerion.
Les marchands fortunés, les puissants aristocrates et les chefs de guerre rusés envoyaient parfois leurs plus jeunes fils et filles à Pandija pour y être entraînés aux techniques de combat légendaires des monastères du Fer-qui-ne-plie-pas, du Vent-qui-ne-dévie-pas ou de la Flamme-qui-ne-vacille-pas. Sur l’île, ces enfants créaient souvent des liens qui transcendaient les préoccupations mortelles de leurs parents terrestres. Même ceux qui échouaient aux légendaires tests de Pandija parvenaient à trouver un monastère moins connu ou un instructeur qui acceptait de leur enseigner un des styles de combat fondés sur la discipline et connus des moines, pour autant qu’ils se montraient dignes d’une telle attention au cours des épreuves. Ceux qui ne le faisaient pas étaient respectueusement invités à quitter l’île, à une seule reprise, avant d’en être expulsés.
Une fois par décennie, les trois Maisons de la Perfection de Pandija s’affrontaient en une compétition amicale. Leurs meilleurs apprentis, étudiants et maîtres concouraient dans un grand tournoi qui testait leur connaissance de l’histoire, leur habileté à l’épée, leur technique de combat à mains nues, leur adresse à l’arc, leur maîtrise de soi, leurs talents magiques, ainsi que d’autres aptitudes plus ésotériques. Chacun des trois monastères mettait en place des tests de ruse, de vitesse et d’habileté à toutes ces tâches, pendant que le thakur et ses conseillers Maurya-Rahm en organisaient de nombreux autres, y compris le solennel duel aérien des maîtres. Ceux qui habitaient dans le monastère du Fer-qui-ne-plie-pas étaient les champions en titre du Défi du Ciel et du Paradis, qu’ils avaient gagné les deux dernières fois.
Géographie #
Pandija était une nation insulaire entourée par les eaux de l’Océan des Hasards, ce qui aidait ses habitants à maintenir leur culture unique. L’île en elle-même était décrite historiquement comme un endroit splendide, ce qui était appuyé par le vaste panel de créatures élémentaires amenées par les sanides pour aider à former l’île selon leurs besoins. Désormais, l’île était réputée à travers tout le monde connu pour ses panoramas éblouissants impossibles à trouver ailleurs – excepté peut-être au Saneth lui-même.
Le climat de l’île semblait varier grandement d’une zone à une autre, peut-être à cause des créatures élémentaires qui y résidaient. Pakanbi était servie par des vents frais et parfois de la neige, tandis qu’à quelques lieues de là, la région centrale de Pandija était couverte de forêts et de montagnes verdoyantes.
Gouvernement #
Kharswan, le souriant thakur de Pandija, ne comprenait que très bien que son pouvoir n’allait pas plus loin que le son de sa voix. En vérité, c’était aux anciens mystiques, aux familles nobles sanides, aux étranges maîtres des monastères et aux liens complexes qu’il entretenait avec les puissants esprits du Royaume Impossible que le peuple obéissait. Ainsi, le thakur permettait gracieusement que les Maurya-Rahm, ses importantes légions de conseillers, s’occupent des tâches quotidiennes liées au pouvoir, comme la collecte et l’envoi des taxes. Kharswan quant à lui occupait paisiblement la plupart de ses journées en prenant soin de son jardin et de ses nombreuses femmes, en lisant de la poésie et en montant ses conseillers les uns contre les autres pour éviter qu’ils ne deviennent trop puissants.
Relations internationales #
Excepté un certain nombre d’invasions par le Marmara, Pandija entretenait des relations pacifiques avec ses voisins, même ses plus célèbres tels que le Me’or et la Tomza.
Habitants #
Pandija était unique dans toute la région du Darthas, car il s’agissait de la seule nation où les origines sanides étaient prédominantes, et le Saridien la langue la plus répandue. Étant le lien principal entre le Darthas et les légendaires Royaumes de l’Impossible, les sanides avaient une aura unique.
En plus des humains, Pandija était également le territoire de nombreux Tieffelins, principalement d’ascendance rakshasa. Les tieffelins pandijans étaient traités comme des indésirables de classe inférieure, forcés d’effectuer les tâches que les humains considéraient rabaissantes, comme nettoyer les égouts. Ils étaient vus comme impropres, et la plupart des pandijans ne mangeaient pas de nourriture touchée par un tieffelin. Les plus chanceux d’entre eux se déguisaient grâce à la magie due à leur origine fiélonne.