
L’auberge de la Souricière était un établissement lugubre, niché dans le quartier de Trahison, au nord de Port-Émeraude. Cet établissement était un lieu de rassemblement pour une clientèle douteuse, un refuge pour les âmes perdues, les marginaux et les voyageurs malchanceux.
En franchissant les portes grinçantes de la Souricière, le chaland était accueilli par une atmosphère oppressante et moite. L’odeur de moisissure et de poussière imprègne l’air stagnant. Les murs portaient par endroit les stigmas des bagarres passées, faiblement éclairés par vacillantes.
Les clients, aux regards louches et aux vêtements en lambeaux commandaient au comptoir des boissons alcoolisées de mauvaise qualité. Les rumeurs de complots et d’activités illégales circulaient discrètement parmi les conversations étouffées.
En plus de son ambiance sinistre, la Souricière était également connue pour attirer des individus louches et dangereux. Des contrebandiers aux cultistes, en passant par des assassins en fuite, l’auberge était un repaire de malfrats et un lieu de rendez-vous pour des activités illégales. Si bien que la garde y organisait souvent des patrouilles, de jour comme de nuit.
Personnel #
Le propriétaire de la Souricière était Lloyd Frisson, un Halfelin d’âge moyen au visage pâle et aux longs cheveux noirs tombant en mèches grasses sur ses maigres épaules. Depuis son comptoir, il toisait l’ensemble de la pièce, à l’affut des nouveaux arrivants et des mauvais payeurs.
Sa sœur, Anesthesia Frisson, une Halfeline replète enveloppée dans une robe beaucoup trop juste, sortait parfois de ses cuisines pour minauder de sa voix grinçante avec les clients les plus fortunés.
A l’étage, une femme du nom de Ramona Urendeil avait établi ses quartiers dans l’ancien débarras.
Services #
Le dortoir de la Souricière était sombre et délabré, avec des lits grinçants et des draps usés. Les petites fenêtres barricadées, laissaient à peine pénétrer une faible lueur extérieure.
La cuisine, tenue par Anesthesia Frisson, servait des plats peu appétissants, préparés avec des ingrédients douteux. La nourriture était fade et les portions minuscules. Il était préférable de ne pas poser trop de questions sur l’origine des ingrédients, car personne ne semble vraiment savoir ce qui se cache dans ces plats.
Carte #
