Alignement: CB
Gouvernement: Méritocratie
Dirigeants: Le maréchal forestier Weslen Gavirk
Capitale: Kerse
Villes: …
Sites: Tisseliane
Habitants: Principalement Humains et demi-elfes
Langues: Commun
Religions: Samrah, Ja’ty, Rhodae
Le Bois d’Alborn était un jeune pays, qui après avoir échappé à l’étreinte d’une nation impérialiste, se retrouvait piégé dans une guerre avec son voisin qui essayait de l’envahir. Mais son peuple était fier et aimait la liberté qu’il avait acquise au prix du sang. Il essayait de vivre normalement, mais se tenait toujours prêt à repousser les attaques de son voisin de l’ouest.
Géographie #
Située sur la rive sud du Lac Numen, cette jeune nation récemment libre et indépendante était en majorité un vaste domaine forestier délimité par la forêt de Tisseliane, les sommets de Rocheglaise et deux grandes rivières, la Tourondel et la Marideth. Ses voisins étaient le Marmara, l’Empire d’Irrisen à l’est, et le Royaume du Me’or au sud.
Les montagnes #
Les montagnes dressaient naturellement la frontière orientale du Bois d’Alborn avec l’Irrisen. La séparation avec ce territoire voisin était étendue au nord par la lisière de la dense forêt de Tisseliane, et au sud par les eaux intrépides de la rivière Marideth, découlant de l’ouest de la Sainte-Balafre.
Les rivières #
Les deux grandes rivières qui irriguent le Bois d’Alborn :
- La Tourondel : elle prenait sa source dans les hauts cols de la Sainte-Balafre pour traverser le pays sur toute sa hauteur avant de se jeter dans le Lac Numen. A hauteur de Marquedague, la rivière se précipitait dans une grande cascade dont l’énergie était utilisée par la cité. La Tourondel constituait la frontière est du Bois d’Alborn, avec l’Irrisen.
- La Marideth : elle prenait sa source dans le Lac Numen, à hauteur de Kerse, pour traverser l’ouest de la contrée avant de se jeter dans l’Océan des Hasards, la capitale. La Marideth constituait la frontière ouest du Bois d’Alborn, avec le Marmara.
La forêt #
Tisseliane envahissait la majorité du Bois d’Alborn. Elle était composée d’un mélange d’arbres principalement à feuilles persistantes, comme les érables et les sapins, mais on trouvait aussi des arbres à feuilles caduques comme les chênes et les bouleaux. La forêt comprenait des zones très denses où poussaient de grands sapins très rapprochés les uns des autres, donnant un sentiment d’éternité primitive avec une ambiance sombre et oppressante. Ailleurs, les épicéas formaient des zones plus clairsemées avec des sous-bois épais qui masquaient presque le sol, rendant l’atmosphère pesante. Les Alborans, qui en majorité vivaient dans la forêt, s’étaient établis dans des zones modérées entre les épicéas et les grands sapins.
En dehors de Tisseliane, les collines et la plaine accueillaient quelques bosquets d’épicéa tout aussi inquiétants et d’érables plus accueillants. On retrouvait ces bosquets principalement autour de grandes clairières ou le long des ruisseaux.
Les villes principales #
- Kerse : la capitale était une ville délabrée se situant dans l’estuaire de la Marideth, au bord du Lac Numen. Elle était construite principalement de maisons de bois sur pilotis ou sur des quais, au-dessus des vastes marécages de l’embouchure de la rivière. La ville ne comportait aucune fortification, car celles-ci avaient été détruites par les Albornans pendant la guerre les opposant aux Marmaréens, pour ne plus favoriser les tactiques guerrières de leurs ennemis.
- Marquedague : la cité forteresse était bâtie sur une haute falaise dominant les chutes de la Tourondel. Elle n’était accessible que par un réseau d’ascenseurs et de longues passerelles segmentées par des pont-levis. La ville maîtrisait et utilisait l’énergie hydraulique à des fins industrielles.
Histoire #
Le Bois d’Alborn avait été pendant des siècles une simple province de plusieurs grandes nations qui avaient sombré les unes après les autres avant de se rebeller au final contre son dernier oppresseur par la hache et le sang, devenant une nation libre. Initialement, simple province du Chéliax, elle avait été offerte à l’Irrisen à l’occasion de la réunification des deux pays en -1431 AE. Puis l’empire d’Irrisen s’était abîmé dès 79 AE dans un conflit de plus de 5 siècles contre l’envahisseur venu du Me’or, conduisant plusieurs de ses nations à déclarer leur indépendance. Le Marmara, qui avait été la frontière ouest de l’Irrisen, était devenue une nation indépendante en 1669 AE, emportant avec elle le territoire qui deviendrait plus tard le Bois d’Alborn. Ceci faisait naître l’espoir d’un changement et probablement un juste retour pour le dur labeur de ses habitants.
Mais pour les forestiers qui vivaient entre les rivières de Tourondel et Marideth, le Marmara s’avéra n’être qu’un nouveau maître impérialiste venu exploiter leurs ressources sans rien donner en retour, tout comme son prédécesseur, l’Irrisen, l’avait fait. L’espoir s’estompait et laissait place à la rancœur, qui elle-même cédait sa place à la colère. Ceci se manifestait bientôt par des actes de sabotage isolés, et se transformait en véritable guérilla. Mais à cette époque, la contrée n’était qu’un fouillis de hameaux et concentrations forestières dont l’activité principale tournait autour de la chasse et du travail du bois. Il n’y avait aucune concertation entre les groupes de bûcherons, troupes de fortune et autres rassemblements forestiers. Aussi, les premières années de guerre avaient-elles été assez sanglantes et décousues.
Mais un trappeur demi-elfe, Irgal Alborn, devait réussir l’exploit de réunifier tous ces groupes disparates et isolés, formant une grande et puissante armée qui pourrait opposer une vraie résistance à la puissante nation guerrière impérialiste. A force de ruse et de ténacité, Irgal forcerait le respect de ses adversaires et après 7 ans de guerre une frontière se dessinait entre les deux territoires, l’indépendance serait déclarée en 1692 AE. Cependant, durant la nuit de ce triomphe, le premier maréchal forestier Irgal Alborn serait assassiné, rentrant ainsi dans la légende. En son hommage, son nom serait donné à la nouvelle nation : le Bois d’Alborn. Depuis cette époque, le Marmara n’avait jamais cessé son combat et souhaitait toujours revendiquer et soumettre sa province rebelle. Mais à chaque fois ses tentatives connaissaient l’échec contre des ennemis sans cesse en mouvement et qui refusaient de se rendre.
Structure politique et sociale #
La structure sociale #
Aujourd’hui, un peu plus de trois siècles s’étaient écoulées depuis la déclaration d’indépendance du pays. Le Bois d’Alborn était une contrée sauvage en majorité envahie par la vaste forêt de Tisseliane, cachant des bourgades et villages indépendants sans fortification. Chaque fief tendait à être autonome avec un gouvernement local dirigé le plus souvent par des anciens, des nobliaux en exil, un sage, un homme plus éloquent que les autres ou encore un bon stratège et combattant. La nomination se faisant au mérite. Il n’y avait pas vraiment d’organisation globale dirigeant le pays, mais tous répondraient au cri de ralliement général du grand Maréchal forestier, que les Alborans élisaient tous les 4 ans. Il s’agissait en principe d’un homme expert en diplomatie, en négoce et surtout leur meilleur chef militaire. L’élu actuel était Weslen Gavirk, un homme compatissant et déterminé qui était surtout actif à Kerse, sa ville natale, mais aussi la capitale du Bois d’Alborn. Il tentait l’exploit de rallier tous les Alborans, à l’instar du héros Irgal, afin de lancer une attaque d’envergure contre Fort Bélier avant que les Marmaréens ne l’achèvent et s’en servent comme base support pour lancer des raids sur le Bois d’Alborn. En attendant, le Marmara lançait régulièrement des attaques contre le Bois d’Alborn afin d’empêcher ce grand rassemblement.
Les habitants #
Les Alborans était un peuple fier, voyant tout à travers des idéaux de liberté et surtout se considérant chacun comme une armée indépendante, obéissant très peu aux directives et plans de bataille, n’en faisant généralement qu’à leur tête. Chacun se considérait comme l’incarnation de l’esprit Albornan, faisant preuve d’actes héroïques individuels et isolés, combattant les injustices présumées qu’il rencontrait. Ils répondaient en général à l’appel du Maréchal Forestier, mais leur indiscipline faisait qu’ils se battaient aussi régulièrement et farouchement contre leurs rivaux que contre les envahisseurs Marmaréens. Dans la guerre comme dans la vie de tous les jours, l’Albornan faisait preuve d’une farouche indépendance. Généreux et charitable, il se transformait en véritable bête féroce contre toute transgression des droits et des libertés des individus. Au milieu de ce chaos, les Albornans peinaient à faire quoi que ce soit de plus que survivre, il restait à savoir s’ils parviendraient à former une véritable nation.