
Alignement : Loyal Bon
Arme : Épée longue
La justice est l’amour guidé par la lumière.
Samrah est la déesse de la justice, du courage et de l’honneur. Elle poursuit des idéaux d’honneur et de droiture en luttant contre le mal et en défendant le bien.
Son symbole sacré est « le médaillon du courage », une fresque de lumière éclatante, qu’il s’agisse de la lumière du soleil, de feu ou d’une autre forme d’énergie.
Suivants : Paladins, inquisiteurs, chevaliers, guerriers
Thèmes : Courage, Commandement, Ordre, Justice, Honneur
Domaines : Gloire, Bien, Loi, Soleil, Guerre
Histoire #
Samrah est née sous une forme mortelle. Paladine d’Ardma, elle est passée au premier plan pendant la Grande Rupture, au cours de laquelle elle a mené ses paladins, à plusieurs victoires contre les forces armées du Tyran-de-Fer. Après sa mort et son ascension, les chevaliers ont adopté leur ancienne commandante comme leur sainte-patronne, ainsi que l’ont fait tant d’ordre de chevalerie.
À peine âgée de 2000 ans, Samrah est la plus jeune des divinités majeures. Ce n’est qu’au cours du dernier siècle qu’elle a pu atteindre son plein potentiel. C’est un chevalier vertueux qui diffuse la bonne parole et écrase le mal par la seule force de sa présence et de sa puissante épée. Quoiqu’elle soit douée pour la guerre, elle ne se voit pas comme une déesse belliqueuse. Elle préfère convaincre les agents du mal de déposer les armes et de se rendre honorablement plutôt que de les massacrer sur les champs de bataille. Elle ne manque cependant pas de courage et se bat volontiers pour ce en quoi elle croit. C’est une missionnaire et une croisée qui étend sa souveraineté bienveillante sur le bien et abat sa justice miséricordieuse sur le mal. Elle abhorre le mal impénitent, les rejetons des fiélons, les traîtres et tous ceux qui maltraitent le bien au nom d’un intérêt « supérieur. »
Apparence #
Samrah apparaît sous les traits d’une farouche guerrière. Elle est vêtue d’une armure de plate complète et porte un bouclier resplendissant et une épée longue. La lumière sainte de son bouclier aveugle les êtres mauvais et cause la terreur chez les forces du mal.
Son avatar est une femme majestueuse vêtue de blanc et d’or, en armure complète et portant un bouclier et une épée longue. Quand elle est contrainte de se battre, sa cape blanche vire au rouge et son armure dorée vire au gris argenté de l’adamantium. L’éclat de son bouclier aveugle tout mal, la force de son aura affaiblissant et faisant succomber la corruption.
La déesse est associée aux lions, aux chevaux, aux aigles, aux griffons et aux hippogriffes. Le Cœur de Lumière manifeste son mécontentement en faisant vaciller les lumières, en endommageant les armes quand le porteur les utilise contre des métaux inférieurs et en ternissant et alourdissant les objets en or ou en argent.
Émissaires #
L’église est connue pour ses nombreux saints, qui sont tous des êtres mortels défunts s’étant vus accorder des pouvoirs et, parfois, une nouvelle forme dans l’au-delà. Très souvent, ces saints sont les protecteurs d’une église ou d’un ordre militaire donné, pouvant alors n’être connus que localement ou des érudits religieux. Certains ne répondent qu’aux demandes des prêtres qui fréquentent leurs églises ou leurs ordres particuliers. Le héraut de Samrah porte le titre de Main de Lumière.
Voici deux des serviteurs surnaturels de Samrah, bien connus, que l’on peut invoquer à l’aide d’un allié majeur d’outreplan ou d’autres sorts similaires.
Sainte Lymirin. Quoiqu’elle apparaisse normalement sous les traits d’une femme aux ailes de plumes blanches, cette prêtresse-guerrière peut prendre une forme à tête d’aigle et, au plus fort de la bataille, a déjà pris une forme encore plus aviaire, avec des mains et des pieds griffus. C’est une sorte d’ange pragmatique qui ne tolère pas la cruauté et l’injustice et qui est encline à frapper d’abord et poser les questions ensuite. Elle adore les cadeaux et aime les objets magiques faits de plumes, les tissant souvent dans ses ailes afin de les utiliser plus tard.
Vigilance pacifique. Ce jeune dragon d’or céleste ne reste jamais inactif plus d’un instant, préférant s’agiter en se demandant impatiemment où est-ce qu’on pourrait avoir besoin de lui. Il laisse rarement à son invocateur le temps de parler. Il aime prendre la situation en main quand sa force et sa magie sont particulièrement indiquées pour une tâche donnée. Il désigne sa protectrice sous le nom de « Mère Samrah », ce qui pousse certains à croire qu’il serait l’enfant de la déesse et d’un dieu des dragons. Il chérit les gemmes et se montre particulièrement amical envers les mortels qui lui en offrent pour ses services.
Doctrine #
Depuis son ascension à la divinité, le Cœur de Lumière n’a rien abandonné de sa féminité dans sa quête de justice : ce n’est pas une divinité masculine qui se trouverait être une femme : c’est une femme guerrière, aussi forte et flexible qu’une épée en acier trempé, capable de plier sans rompre. Elle n’adhère pas à la vision du rôle de la femme que des divinités démodées comme Ja’ty voudraient lui imposer et elle ne tolérerait pas que Sentar lui manque de respect comme à une vulgaire serveuse de comptoir. Son église est un refuge pour les femmes qui cherchent à se libérer de l’oppression des hommes, que ce soient des esclavagistes, des maquereaux ou des maris cruels, et nombre d’entre elles sont devenues de vraies guerrières ou se sont élevées à des positions d’influence au sein de son église.
La tenue officielle se compose d’une soutane blanche brodée d’or ou de jaune et d’une mitre assortie. La plupart des disciples de Samrah préfèrent ces couleurs et les portent sur leurs vêtements de tous les jours. En général, les pieux aventuriers portent une chasuble serrée aux couleurs de la déesse. La plupart des cérémonies se font avec une épée et même le baptême des enfants nécessite de toucher la garde d’une épée. Ce sont toujours des armes adaptées pour le combat, bien que certaines soient extrêmement décorées après des décennies d’utilisation. Pour les fidèles, une épée inutilisable comme arme est inutile.
Il existe de nombreux ordres militaires qui considèrent Samrah comme leur protectrice : la plupart d’entre eux sont très actifs dans l’Asphodèle, le Rampart de Skor et l’Adelnas.
Temples #

Les temples de Samrah sont des bâtiments blanchis à la chaux qui font également office de tribunaux et d’espace de vie pour les chevaliers saints. Chacun compte au moins une tour ou une aile fortifiée facilement défendable même si le reste de la structure devait être rasé. Parmi les ornementations communes, on observe des entrées voûtées, des cours ornées de piliers, des statues de chevaliers, de hautes fenêtres à vitraux et de grandes fontaines. Si les prêtres et les chevaliers consacrent une heure par jour à la prière, l’église, elle, ne tient généralement ses offices publics qu’une fois par semaine, pendant une à deux heures en fonction de l’intérêt local.
Les dévots érigent souvent un sanctuaire fait de pierres sur les sites des grandes batailles menées au nom de Samrah, le surmontant parfois d’une épée brisée plantée au sommet de la pile. L’endroit où les fidèles ont enterré leurs morts est marqué d’une pierre plate gravée du symbole de la déesse.