Titre: Les Terres de la Poussière
Alignement: CM
Gouvernement: Tyrannie nécrotique
Dirigeants: La Poussière
Capitale: Inconnue
Villes: Inconnues
Sites: L’Arbre du Temps
Habitants: Corrompus Humains, Halfelins et Elfes
Langues: Commun
Religions: Ydis
Situées au nord-ouest du Cwenlin, les terres dévastées du Cywen n’offraient aucune chance de subsistance à celui qui le foulait. Depuis bien des millénaires, un mystérieux incident avait fait naître dans la région une créature intelligente maléfique, baptisée d’après son aspect physique : la Poussière. Seul l’Arbre du Temps maintenait un semblant d’existence en ce monde grâce à sa capacité à exister à travers les âges et les mondes.
Fort heureusement le Bras de Loria, une chaîne de montagne marquant la frontière entre le Cwenlin et le Cywen, protégea le Cwenlin du désastre.
Géographie #
Situé à l’extrême nord-ouest du Cicerion, le Cywen était un territoire couvert d’une succession de collines et de plaines dépourvues de vie. L’Océan Memoris et l’Adelniel bordaient ses côtes sud et ouest. Ses voisins étaient le Chapelet de Ceolcys à l’ouest et le Cwenlin à l’est.
Il n’y avait qu’une seule chaîne de montagnes au Cywen mais sa disposition et sa taille faisaient qu’elle séparait complètement le territoire de son voisin de l’est, comme une frontière naturelle : le Bras de Loria. Ses hauts massifs montagneux étaient séparés par des vallées étroites. Les quelques filets d’eaux qui en découlaient se rejoignaient progressivement au pied des montagnes, rejoignant l’Océan Memoris à l’ouest et l’Ethel à l’est.
Il était dit qu’avant le grand malheur, les nombreuses plaines du Cywen étaient herbeuses et propices à l’agriculture. De même, ses bois avaient été touffus et certains occupaient un grand territoire, qu’ils partageaient avec un nombre élevé de cours d’eau. Le pays jouissait alors d’un climat tempéré.
Mais à l’arrivée de la Poussière, la végétation avait rapidement cessé de se développer, pour bientôt disparaître complètement. A ce jour, seules les ruines de l’ancien empire humain témoignaient encore de l’ancienne grandeur du pays.
Histoire #
On connaissait malheureusement peu de choses de l’histoire ancienne de la région. En effet, à l’arrivée de la poussière, les archives nationales et autres bibliothèques avaient été abandonnées par le peuple d’humains dans sa fuite pour échapper à la mort. Mais grâce aux archives de ses voisins, il avait été possible de retrouver certains éléments importants de l’histoire du Cywen.
Le Cywen avait autrefois été la première terre des Hommes en Anthas. Ces êtres à la courte vie étaient venus de la Fosse et avaient su investir les terres sauvages de l’ouest pour y établir de nombreuses fermes prospères. Les années passant, ce peuple avait construit de nombreuses villes, aux bâtiments de pierres taillées du Bras de Loria. Des temples et monastères avaient été érigés à la gloire de leurs dieux humains aux noms inspirés de constellations, aujourd’hui oubliés.
Sous le règne de Giselda la Douce et de sa lignée, une longue période d’échanges prospères avait pris cours entre le Cywen et les Elfes du Cwenlin. Tandis que les uns partageait le produit de sa pèche et de ses cultures, l’autre initiait son voisin aux bases de la magie et à ses règles.
Plusieurs siècles plus tard, une malformation de naissance priva le souverain d’héritier, et le pouvoir fut transmis à une branche éloignée de la lignée de Giselda la Douce, en la personne de Raoul Gor-le-Fer.
Cet événement marqua une nouvelle ère dans la civilisation Humaine du Cywen, celle de la découverte. Cette ère commença par la création de colonies au nord du pays et sur les îles de l’ouest. En 1253 avant l’Effondrement, le Roi Raoul III Gor-le-Fer offrit à des familles d’Hommes-Félins une chance d’investir une grande île découverte au nord-ouest du pays. Tandis que le royaume élargissait son territoire et sa présence dans les eaux de l’Océan Memoris, les Hommes-Félins étanchaient leur soif de découverte et d’aventure à la conquête de ces terres inconnues, qu’ils baptiseraient bientôt le Rowen. L’un des mages qui les accompagnaient, le puissant Humain Ceolcys, avait usé de sa magie pour fertiliser les champs et altérer légèrement le sens des vents froids de façon à épargner les cultures du gel avant les moissons. Il avait également supervisé la construction de plusieurs monastères où les locaux auraient accès aux connaissances venues du continent.
Vers 1080 avant l’Effondrement, Morrov Septième-Lame, alors général des armées, usa de son influence pour organiser un Coup d’État et s’attribuer la régence du Cywen. Fin stratège et d’une méfiance sans borne, il avait retiré leurs terres aux seigneurs du royaume et les avait confiées à ses hommes les plus proches. Une fois le territoire remodelé, il avait envoyé ses navires à la conquête d’une nouvelle île de l’ouest : le Kecrow. Il y installa son premier Gouverneur, Cerush, et mit en application ses propres lois. A partir de cette époque, de très nombreux Cywenites immigrèrent au Kecrow, accroissant d’autant la population de Percebrume.
En 842 avant l’Effondrement, le grand mage Ceolcys revint au Cywen avec toutes les connaissances qu’il avait acquises auprès des Gnomes du Shasan. Il s’enferma au coeur du pays, dans un village au pied de l’Arbre du Temps pour y mener d’obscures expériences. Quelques mois plus tard, une étrange poussière noir s’éleva au dessus du village, et des rapports de maladie vinrent aux oreilles de l’Empereur. La Poussière s’avéra impossible à contrer. Elle contamina progressivement l’entièreté du pays, transformant chacun des habitants du Cywen en monstres non-vivants. Les quelques navires qui avaient pu s’échapper des ports de l’ouest avant leur chute transportèrent les survivants vers le Kecrow, et avec eux la maladie. Seuls les Tengus de l’île avaient fait montre d’une réelle résistance à la maladie de la Poussière.
Les Elfes du Cwenlin érigèrent des protections magiques le long du Bras de Loria afin de protéger leurs terres de l’infection.
Corruption du Cywen #
Une créature Corrompue était un être infecté par une maladie nécrotique divine, concoction unique du dieu Ydis livrée aux hommes du Cywen par le mage Ceolcys. La maladie se déplaçait sous forme de “poussière”, une poudre noirâtre volatile déposée par contact sur une créature-hôte. Une fois la victime infectée, elle développait progressivement un penchant pour le Mal, qui rongeait sa volonté d’heure en heure, jusqu’à envahir chacune de ses pensées.
La Corruption visait directement l’âme d’une créature, et sa volonté et sa personnalité étaient les seules barrières qui pouvaient l’empêcher de sombrer dans la damnation. C’était pour cela que la Corruption était liée à la valeur de Charisme de la créature.
A mesure que la Corruption gagnait en force, le corps de la victime se couvrait de veinules noirâtres, et sa peau pâlissait gravement. Au dernier stade de l’infection, tandis que la maladie achevait de dévorer son âme et son esprit, la créature perdait définitivement la vue, au prix d’un appétit vorace pour la chair tiède et palpitante des vivants.
Les créatures qui bénéficient des effets d’un sort de protection contre le Mal ou qui se trouvent au sein d’un cercle magique contre le Mal ne peuvent pas acquérir de corruption.
Les effets de la corruption #
Plus une créature possédait de corruption et plus ses effets empiraient :
- Touché (au moins 1 point de corruption). La créature sentait qu’un mal grandissait en elle. Une créature corrompue pouvait être détectée par la faculté de sens des fiélons et n’était plus pourchassée par la poussière du Cywen.
- Corrompu (valeur de corruption supérieure ou égale à la moitié de la valeur de Charisme). Une créature corrompue commençait à montrer des tendances maléfiques. Elle réagissait positivement à la détection du Mal, quel que soit son alignement normal, et elle était considérée comme maléfique lorsqu’il s’agissait de déterminer la manière dont les sorts et les autres effets l’affectaient. Les blessures d’une créature corrompue étaient plus difficiles à soigner par magie. Chaque fois qu’un sort ou un effet soignant des points de vie était utilisé sur une créature corrompue, le lanceur du sort ou de l’effet devait réussir un test de NLS contre un DD égal à 10 + la valeur de corruption de la cible. En cas d’échec, l’effet ne guérissait que la moitié de la quantité normale de points de vie.
- Pacte sombre (corruption supérieure ou égale à la valeur de Charisme). L’âme d’une créature victime d’un pacte sombre était si corrompue qu’il commençait à agir de manière maléfique et qu’il était quasiment sous l’emprise de la puissance maléfique de la Poussière. Une fois par jour, la créature devait effectuer un jet de Volonté contre un DD égal à 10 + la valeur de Corruption. En cas d’échec, la créature commettait un acte maléfique (déterminé par le MJ) pendant un round. Si une créature victime d’un pacte sombre était amenée sous 0 point de vie, elle ne se stabilisait pas sans l’aide de magie. Si elle mourrait, son âme rejoignait la Poussière du Cywen et elle ne pouvait pas être ramenée à la vie sans qu’un miracle ou un souhait soit utilisé avant tout.
Identifier la corruption #
Pour se rendre compte qu’une personne était corrompue, il suffisait de lancer une détection du Mal, ce qui faisait apparaître les lignes sombres de la corruption infestant peu à peu l’aura de la créature. Pour apprendre le niveau de corruption, il fallait un test de Connaissances (Religion) contre un DD de 15. Ce même test permettait également de décrire approximativement les effets de chaque niveau de corruption ; en cas de réussite de ce test d’au moins 5 points, on pouvait connaître les effets spécifiques de chacun des niveaux.
Éliminer la corruption #
Il n’était pas aisé d’éliminer la corruption. Chaque fois qu’une créature corrompue se reposait, elle pouvait tenter un jet de Volonté contre un DD égal à 10 + sa valeur de corruption. En cas de réussite, la valeur de corruption décroissait de 1 point. Boire une fiole d’eau bénite permettait au buveur de tenter un jet de Volonté (contre le même DD qu’en cas de repos) afin de se libérer d’un point de corruption mais on ne pouvait faire plus d’une tentative par jour. Certains sorts pouvaient aussi réduire la corruption d’une créature. Une délivrance de la malédiction supprimait 1d4 points de corruption en cas de test de NLS réussi (contre le même DD que celui du jet de Volonté). Un rejet du Mal lancé sur la cible permettait de supprimer 2d6 points de corruption sans qu’aucun test de NLS ne soit nécessaire.