
Alignement: LN
Gouvernement: Oligarchie mercantile
Dirigeant: Grand Prophète
Capitale: Egorian
Villes: Doggadth, Grakodan, Macridi, Cassomir…
Sites:
Habitants: Humains, Nains, Halfelins
Langues: Commun
Religions: Lihrím, Sentar, Ja’ty
La Balzocratie du Karistan avait voué son destin au commerce d’une manière qui avait toujours surpris les marchands étrangers tentant de s’installer sur le territoire. Elle avait en effet élevé le commerce au rang de religion d’Etat par l’intermédiaire d’un ensemble de lois appelé les Prophéties de Balzokar.
Géographie #
Le Karistan était encerclé par le lac de Namac à l’est, l’Océan des Hasards au sud-ouest et par la chaîne des Monts Brumeux au nord. Ses frontières naturelles avec le Marmara et le Dunmen à l’est étaient marquées par les eaux du Namac. Le territoire occupé par le pays était couvert de collines.
En raison de ce profil accidenté, le Karistan n’avait pas beaucoup de plaines et n’avait pas développé son agriculture. Néanmoins, la richesse minérale de ses sols lui avait permis de développer son économie et avait très fortement contribué à le rendre riche.
Histoire #
A l’origine, le nord de la terre où était à présent situé le Karistan était occupé par le grand royaume des Nains de la Brume. Après sa chute, il fut divisé en quatre royaumes: Gardadth, Saggorak, Doggadth et Grakodan. Les deux premiers profondément installés au cœur des Monts Brumeux, et les deux suivants plus au sud dans les collines. Durant presque huit cents ans, ces royaumes s’affrontèrent dans une lutte d’influence et de pouvoir qui fit, paradoxalement, plus de mal aux humains de la région qu’aux nains eux-mêmes. Ces affrontements durèrent jusqu’à ce que les Prophètes de Balzokar amènent les quatre royaumes à négocier une paix et rendent autonomes les humains habitant la région. Ces derniers avaient à présent la possibilité de contrôler les riches mines de la région. Les négociations furent scellées par la signature des Accords d’Egorian.
Lorsque les royaumes Nains de Doggadth et de Grakodan eurent succombé sous les coups des orques vers -400 AE, les humains assirent leur pouvoir sur la région et les Prophètes de Balzokar purent former le cadre de ce qui était à présent le Karistan. Ces derniers avaient continuellement œuvré pour imposer les Prophéties comme religion d’État.
Gouvernement #
Le Karistan était gouverné par la Bureaucratie Resplendissante. Sous la direction du Grand Prophète, l’organisation avait pour unique but de valoriser les richesses du pays. Les considérations individuelles étant mises au second plan et l’avancement négligeable, beaucoup de membres de l’organisation ne restaient que quelques années à leur poste avant de quitter l’organisation lorsque l’opportunité d’un poste plus rémunérateur et valorisant se présentait. La structure pyramidale de la bureaucratie faisait que le poste du Grand Prophète, s’il était le plus exposé, était aussi le plus gratifiant et la personne qui l’occupait devenait l’une des plus puissantes du Darthas.
Obsédé par le commerce, le Karistan se devait de nouer avec ses voisins de fortes relations économiques. C’était pour cette raison que le pays ne se souciait guère des contingences politiques et militaires de la région. Il risquerait de perdre ses précieux acheteurs. Mais cela ne l’empêchait pas d’avoir une attitude plutôt hautaine à l’égard de la manière dont ses voisins menaient leurs destinées politiques : le Marmara était trop naïf et se laissait marcher sur les pieds et le Dunmen était trop porté sur les notions de liberté et d’égalité.
Les Prophéties de Balzokar #
Les Prophéties de Balzokar étaient une série de visions qu’un mystique excentrique avait eues au début de l’Âge des Harmonies. Elles insistaient sur les bénéfices du sacrifice de soi. Les suivants et croyants des Prophéties étaient habillés de robes blanches et de longs gants blancs qui les préservaient des contacts avec les non-croyants. Ils pratiquaient l’abstinence et l’ascétisme. Ils pensaient que leur sacrifice leur amènerait le bien-être et le succès à l’avenir, et que ceux qui n’avaient pas réussi avaient enfreint l’un des nombreux enseignements de cette philosophie.