
Alignement: CN
Gouvernement: Une trentaine de mahajanapadas dirigées par des Rajahs au service d’un Maharajah
Dirigeant: Maharajah
Capitale: /
Villes: …
Sites:
Habitants: Majoritairement Humains, mais nombreux Tieflins
Langues: Commun, Sanide
Religions: Centaines de dieux Saridiens, incluant Ja’ty
Adjectif: Sanide
Le Saneth était une vaste terre s’étendant entre les pointes nord, sud et est du Sarid. Le Saneth était le lieu de vie des sanides, une ethnie humaine connue pour son instinct grégaire. Également appelé les Royaumes Impossibles, le Saneth était composé de plus d’une trentaine de mahajanapadas, des royaumes semi-indépendants dirigés par des Rajahs. Ces Rajahs, à leur tour, servaient un Maharajah, une figure impériale descendant de Khiben-Seld, qui à son époque avait passé une décennie comme hôte d’honneur du roi-sorcier Tum.
Les contacts les plus récents entre le Saneth et le Darthas étaient le résultat de la présence actuelle des sanides sur l’Île de Pandija, située près de la côte ouest du Ceoken.
Histoire #
Histoire ancienne #
Selon le peuple sanide, leur patrie avait existé depuis 50.000 ans, avant même l’ascension de l’Azlante. La plupart des savants étrangers, cependant, réfutaient cette théorie. Selon eux, l’histoire du Saneth et de Cicerion comme un tout était racontée par le Compulsat, dicté au sage Balazastrin par le dieu Lendar, et gardé dans la Grande Bibliothèque de Nyl, au sud-est du pays.
Selon ces historiens, le Compulsat placerait l’arrivée du peuple sanide à la même période que celle des azlantes. Tandis que leurs cousins des mers avaient rapidement résolu de rejoindre la terre du continent de l’est, les sanides s’étaient volontiers laissés envoûter par les merveilles et les mystères des océans enserrant leur territoire, et des créatures qui les habitaient. L’histoire décrivait ainsi le premier dieu connu des sanides, Nna’lot, comme un gigantesque poisson à tentacules capable de puissante magie, habitant une immense cité sous-marine quelque part au milieu de la Mer de l’Ancien Monde.
Les sanides voyaient la créature comme un être supérieur capable de contrôler les marées et les précipitations. Bientôt, les prêtres de Nna’lot, supposés capables de communiquer spirituellement avec le dieu, pratiquaient volontiers le sacrifice humain en échange de la promesse hasardeuse de récoltes abondantes et pêches fructueuses. Mais les exigences de la créature se feraient de plus en plus pressantes sur un peuple à l’agonie, allant jusqu’à appeler à lui les sujets les plus vaillants pour le servir dans les tréfonds de sa cité sous-marine.
Naissance de nouvelles croyances #
Au fil des siècles, l’emprise de Nna’lot sur les sanides avait épuisé la volonté du peuple, et meurtri la foi de vaste majorité. Nombreux avaient été ceux qui s’étaient progressivement éloignés du dieu aboleth pour se tourner vers de nouvelles croyances. Après plusieurs siècles de vénération d’un unique dieu capricieux et jaloux, les nouveaux cultes émergents avaient d’abord semblé tarabiscotés et naïfs aux yeux des néophytes. Certains temples s’étaient tournés vers des représentations de créatures humanoïdes à têtes d’animaux, représentant chacune un aspect précis de la culture sanide.
Le chaos provoqué par cette scission de cultes entre les adorateurs de Nna’lot et les autres sanides avait alors été source de très nombreux conflits sur l’ensemble du territoire.
Chute de la Première Lune #
Lorsque les Aboleths avaient puni l’arrogance des Azlantes par la Chute de la Première Lune, en -8271 AE, les sanides avaient été largement épargnés par les séries de séismes et de ras de marées qui avaient secoué le monde. Seulement, voilà… Parmi les survivants, nombreux avaient été ceux qui n’avaient pas pu s’adapter aux siècles de pénombre étouffante qui avaient suivi le cataclysme. Si la foi du plus grand nombre avait poussé les Aboleth à épargner leur territoire, l’absence de lumière avait eu raison de la végétation, des cultures et des fermes. Les maigres sources de nourriture restantes n’avaient pu suffire à nourrir la population, qui avait alors rapidement décliné.
De nouvelles tensions avaient aussitôt émergé au sein du peuple sanide. Certains avaient interprété la Chute comme le signe de Nna’lot que le temps était venu de quitter les terres pour rejoindre les mers. D’autres avaient entrevu dans cet acte une malveillance née de la jalousie d’une créature à l’égard de leur riche culture qui s’était progressivement éloignée de son culte.
Naissance du Peuple des Mers #
Après plus d’un siècle de servitude et de conflits, une guerre avait menacé d’éclater entre les différents cultes du Saneth. Afin d’éviter une nouvelle catastrophe, les fervents de Nna’lot avaient résolu de quitter les terres du Sarid pour s’établir en mer au plus près de leur maître. Ainsi naquit la civilisation que l’on connaissait à ce jour comme le Peuple des Mers, vivant dans d’immenses cités marines sur pilotis et villages radeaux.
Histoire moderne #
Vers -2700 AE, le Saneth avait été culturellement uni, mais politiquement partagé entre une trentaine de royaumes de degrés d’interdépendance variés. L’Engeance de Raktul nommée Kothogaz, la Danse Sans Harmonie, était arrivée dans la région chaotique et avait répandu une destruction inimaginable. Un héros dont le nom était inconnu hors du Saneth avait mené la défense du royaume. Dans une bataille qui avait coûté – selon les histoires – une centaine de milliers de vies sanides, les héros-prêtres avaient repoussé l’Engeance dans les profondeurs de la Mer de l’Ancien Monde et l’y avaient fait bouillir, l’affaiblissant au point de pouvoir lui arracher le cœur. L’organe avait été coupé en 101 pièces, plus tard dispersées hors du Sarid.

Deux siècles plus tard, la Princesse de la Jungle, Chhaya entamé commencé un processus d’unification. Khiben-Sald s’était proclamée descendante du tueur de Kothogaz et l’avait vaincue. Les Maharajahs actuels proclamaient tous descendre de Khiben-Sald.
En -2447 AE, Khiben-Sald avait voyagé vers l’est et investi l’Île de Pandija. Cette colonie deviendrait bientôt le plus grand des royaumes du Saneth. Plus grand que les mahajanapadas du continent, ou que les cités du Peuple des Mers.
Suite à un incroyable séisme en 1275 AE, la côte sud du pays avait été inondée, tuant des milliers de personnes. Ce malheur avait été attribué à un premier signe du retour de Nna’lot pour punir les sanides de leur insolence, comme ses semblables l’avaient autrefois fait avec les azlantes.
Le grand explorateur Selmius Foster de la Société des Éclaireurs avait tracé une route commerciale entre Absalom et le Saneth en 1320 AE. Il avait disparu 10 ans plus tard, en 1330 AE, dans l’Océan de l’Oubli, tandis qu’il continuait ses voyages vers l’ouest.
Rajput Shivji Shashibhushan, un nécromancien, avait construit le Palais d’Ivoire et d’Os en 1465 AE, mais les Rajahs l’avaient finalement vaincu et avaient rasé sa forteresse de la jungle en 1505 AE.
Relations internationales #
Le Saneth entretenait globalement des relations cordiales avec la plupart des pays des autres continents de Cicerion. Malgré cela, les sanides se montraient méfiants à l’égard de la politique historiquement expansionniste des hommes de l’Hermara, bien qu’il s’agisse de ses voisins les plus proches au nord. Vers 1800 AE, l’émergence du culte du Dieu Unique en Adelnas avait remodelé les relations commerciales entre les deux pays. Notamment, l’Adelnas avait pu établir la cité portuaire de Kalassi à la pointe nord du Saneth, en échange d’un apport régulier en esclaves et autre main d’œuvre bon marché. La récente tentative des prêtres de Lihrím pour convertir les villages autour de Kalassi avaient tendu ces relations au point que le Maharaja avait ordonné la mise sous tutelle de la cité, sous la responsabilité du général Katahaka.
Sur une autre note, le Saneth entretenait depuis des siècles des relations commerciales privilégiées avec le Karistan et le Ryceo, plus précisément avec la ville portuaire de Korvosa.

Habitants #
Le peuple sanide était réputé pour sa tendance à l’exagération et à l’enjolivement, un trait qui les rendrait insupportables si ce n’était pour leur sourire constant et leur charisme. En dehors des humains sanides natifs, le Saneth abritait également de nombreux Demi-Elfes, Tieffelins, Garudas, Hommes-Rats, et Rakshasas. Des Janni étaient souvent invoqués au service des nobles sanides.

Religion #
Le Saneth était la nation de Ja’ty, qui comptait parmi les dieux principaux de l’incroyablement divers et compliqué panthéon sanide. Les milliers de dieux du Saneth incluaient des divinités comme Chamidu, Dhalavei, Diomazul, Gruhastha, Lahkgya, Likha, Raumya, Suyuddha, Vineshvakhi, et Vritra.