
Alignement: CN
Gouvernement: Les Capitaines Libres, un conseil de seigneurs-pirates
Dirigeants: Capitane Kerdak Poing-d’Os
Capitale: Jinkx
Villes: Delrio, Lamasara, Pashow, Velour, Tranchecôte, …
Sites: …
Habitants: Majorité Humaine, et nombreux Demi-elfes et Demi-orques
Langues: Commun, Me’orien
Religions: Nyl-Goreth, Kaari, Nyl-Pharas, Dae, Maître Gris
Adjectif: aucun
Les Chaînes étaient une bande de terre et un nombre d’îles proches au sud-ouest du Darthas, au cœur du Sillon des Tourments. C’était le havre des célèbres Pirates des Chaînes.
Même si les érudits se disputaient encore à ce jour pour savoir s’il existait un lien entre la disparition de Kahea et les puissantes tempêtes qui martelaient le Sillon, personne ne pouvait nier l’impact qu’elles avaient eu sur les habitants de la région.
Histoire #
On en savait peu sur l’histoire ancienne de la région. Elle avait un temps fait partie du royaume désormais perdu de Ghol-Gan, dont de nombreuses ruines parsemaient encore le territoire.
Quelques savants disaient que plusieurs millénaires après la chute de Ghol-Gan, vers le début de l’Âge de la Dissonance, deux puissants sorciers du peuple des Mers connus comme Quadehar et le Seigneur Sha étaient arrivés aux Chaînes et s’étaient affrontés pour le contrôle de l’archipel. Ils y avaient tous deux découvert les puissantes magies qui avaient autrefois été utilisées dans le royaume Ghol-Gan et avaient tenté de les maîtriser.
Au final, cependant, les sorciers avaient échoué à comprendre et contrôler les pouvoirs qu’ils utilisaient et, dans un désastreux incident, Quadehar perdit et le Seigneur Sha, gravement blessé, avait été forcé de se retirer dans son donjon de l’Île de Motaku où on n’entendrait plus parler de lui jusqu’à ce jour.
Vers -6150 AE, au cours d’une expédition me’orienne de recherche lancée après le naufrage d’un navire transportant une importante cargaison d’or, le capitaine Karibas et son équipage mouillaient sur les côtes de l’Île des Mange-vies. Il y trouvait les ruines oubliées de l’ancienne civilisation qui y avait vécu, dont les murs de pierre décrépis étaient ornés d’horribles gravures évoquant le cannibalisme et des sacrifices sanglants. Ces images étaient si dérangeantes qu’ils noteraient sur leur carte que la région était maudite et hantée, puis poursuivaient leur chemin vers le sud, où ils établissaient un premier contact avec la Ligue Ourobéenne.
Un peu plus d’un siècle plus tard, la Pharaonne des Chants renversait son prédécesseur au Me’or, et commanditait plusieurs expéditions pour coloniser les îles d’Oddly, Estranja, Perle, le Banc des Tempêtes et l’Île du Sac pour assurer la sécurité des côtes de Tomza. Cette nouvelle position stratégique protègerait historiquement le pays contre toute forme d’invasion par le nord pour les millénaires à venir.
En 1674 AE, des pirates commençaient à prendre pour cible le commerce lucratif établi entre la Tomza, le Saneth et le nouveau Me’or et le reste du monde en utilisant d’anciens ports pour se cacher des vaisseaux de guerre me’oriens. Ces refuges de forbans s’étaient développés rapidement en petites communautés qui acceptaient également les marchands légitimes et les affaires légales. Dans un retournement de situation ironique, les pirates recevaient maintenant un considérable tribut de la Tomza en retour de la protection de leur commerce d’élixir sur l’Océan des Hasards.
Au cours des trente dernières années, les corsaires des Chaînes avaient connu un succès sans précédent. Tous les Capitaines Libres manœuvraient habilement dans les dangereuses eaux du Sillon des Tourments, ce qui leur permettait d’échapper facilement aux navigateurs moins expérimentés. Les puissances étrangères continuaient de tenter d’éradiquer les pirates des Chaînes, mais rares étaient les tentatives couronnées de succès. Les Chaînes elles-mêmes avaient déjà subi deux assauts, une fois par l’Irrisen et une fois par la Thuvia, mais ces deux essais s’étaient soldés par un désastre pour les envahisseurs, qui y avaient perdu la majeure partie de leur flotte dans les vents sans pitié et les courants traîtres du Sillon des Tourments. Une rumeur s’était répandue que l’un des Capitaines Libres aurait offert de guider une flotte irrisienne jusqu’aux Chaînes, en échange du pardon pour les offenses passées. Il était également de notoriété publique que la Thuvia était prête à payer une somme considérable pour des cartes, ou idéalement un pilote, pour les assister dans un nouvel assaut.
Aujourd’hui, les Chaînes possédaient une collection panachée de ports de bandits et d’esclavagistes, où les pirates pouvaient trouver refuge et vendre leur butin mal acquis à des marchands sans scrupule. La population était composée en majorité de criminels en fuite, d’esclaves échappés et d’acheteurs à la recherche de biens illégaux, comme des drogues, des poisons et d’autres marchandises douteuses. Un puissant capitaine libre dirigeait chacun des ports, partageant le butin des récentes attaques et dispensant la justice à la manière des pirates lorsque cela s’avérait nécessaire. Des capitaines à la retraite avaient également fondé la colonie de Skullceo dans le Kabeo.
Géographie #
Les Chaînes étaient composées d’une bande de terre au bord occidental du Ceoken, ainsi que de nombreuses îles dans le Sillon des Tourments.
La civilisation, si l’on pouvait employer ce terme à propos des Chaînes, était concentrée en six régions : les Hautes-Terres, l’Île du Sac, les Arches du Diable, l’Île de Motaku, l’Île du Requin, et le Banc de la Tempête.
Les plus grands ports des Chaînes étaient solidement fortifiés, pour se défendre des menaces du sauvage extérieur, des navires étrangers, monstres marins, et des rares attaques d’autres groupes de pirates.
Sites d’intérêt #
Côte Ondulante #
La côte septentrionale de la partie continentale des Chaînes s’appelait la Côte Ondulante à cause de son importante population de serpents de mer venimeux et des nagas aquatiques qui nichent dans les nombreux îlots rocheux de la côte. Les serpents de mer représentaient rarement une menace pour les humanoïdes, c’est pourquoi les alchimistes et les assassins entreprenants s’aventuraient régulièrement sur la côte pour récolter leur venin. En revanche, les Nagas étaient bien plus dangereux car ils n’hésitaient pas à attaquer et à tuer toute personne qui s’approchait trop près de leur antre. Pourtant, c’était de véritables mines d’informations et l’on sait que quelques capitaines libres entretiennent de bonnes relations avec ces êtres reclus dans l’espoir d’apprendre quelque chose qui leur donnerait un avantage sur leurs pairs.
Glissebaie #
Ce petit port abrite la plus grande population de Halfelins des Chaînes grâce aux efforts de Jolies Raffles, le seigneur de l’Île du Sac et le capitaine de l’ancienne galère marmaréenne Chaîne de la Liberté qui ne compte que des Halfelins libérés dans son équipage. Raffles était autrefois esclave sur une galère et il attaque seulement les navires d’esclavagistes marmaréens, dont il sauve les marchandises vivantes pour leur offrir une nouvelle vie dans les ports libres des Chaînes. Mais malgré la noblesse de sa cause, des rumeurs disaient que Raffles faisait de jolis profits en revendant les esclaves qui refusaient de rejoindre son équipage ou de s’installer sur son île.
Île du Raptor #
La célèbre Île du Raptor se trouvait à l’ouest de l’Île du Requin. Elle était couverte de jungles et habitée par des meutes de deinonychus affamés. D’habitude, les autres dinosaures les surpassaient en taille, mais sur cette île, c’étaient eux les plus grands prédateurs. Les seigneurs-pirates adoraient y abandonner les mécontents, un destin que la plupart des équipages considéraient comme aussi éprouvant que le supplice de la grande cale. Les rumeurs qui disaient qu’il existait des groupes de survivants exilés sur cette île n’aidaient pas à diminuer la crainte qu’elle inspirait.
Îles Cannibales #
Au-delà de l’Île du Requin, les îlots les plus à l’ouest des Chaînes n’hébergeaient pas de contrebandiers ni de seigneurs-pirates. Ces petits atolls dispersés que l’on appelait les Îles Cannibales abritaient de nombreuses ruines de Ghol-Gan, à présent habitées par des cannibales kurus dégénérés. De jour, les îles semblaient paisibles mais la nuit, des processions de torches scintillaient dans la jungle et d’horribles chants gutturaux s’élevaient vers le ciel nocturne. Les capitaines ignorants qui jetaient l’ancre dans les calmes lagons de ces îles voyaient leur navire pris d’assaut pendant la nuit et leur équipage se faisait enlever pour connaître un terrible et mystérieux destin. Un vieux mendiant cul-de-jatte de Quent nommé Hix Gros-Bras prétendait être le dernier survivant de l’équipage du Brise Embrun qui avait accosté sur une Île Cannibale cinquante ans plus tôt. Selon lui, les kurus avaient emporté l’équipage dans un temple inondé situé dans un lagon isolé où ils avaient dévoré les marins vivants en sacrifice à un dieu qu’ils appelaient la Reine Sanglante. Hix était parvenu à s’échapper à bord de l’une des pirogues des kurus, mais pas avant que les cannibales ne lui dévorent les jambes.
Néruma #
Cette enclave commerciale située sur les rives du Terwa était l’une des rares communautés continentales des Chaînes.
Ollo #
Les habitants du misérable port d’Ollo étaient maussades et peureux, car les Sahuagins qui vivaient non loin de l’Île du Requin attaquaient régulièrement la ville à la recherche de nourriture et de butin, avec la permission du malhonnête seigneur de la communauté.
Port-Enfer #
De nombreux diablotins nichaient sur les toits du port et lui valaient son nom. Port-Enfer était connu pour abriter le seul opéra des Chaînes, le Hall des Trois Cornes, qui donnait de nombreuses représentations du grand opéra irrisien de l’Azlante originel.
Portnoyé #
La morne cité de Portnoyé était blottie sur le Banc de la Tempête.
Port-Péril #
Le plus grand port des Chaînes, Port-Péril, était situé sur le continent en surplomb de la Baie du Danger. Fort-Danger, la forteresse où se retirait le Roi de l’Ouragan, dominait la ville fortifiée et son port aux eaux profondes depuis le sommet des falaises au-dessus de la cité. Les rues sinueuses de Port-Péril étaient flanquées de tavernes, de maisons closes, de maisons de jeu et d’autres lieux de vice. De nombreuses ventes de biens volés et de marchandises de contrebande comme des soies sowariennes, des épices me’oriennes, des poisons de la Ruche et des reliques du Ceoken se déroulaient sur ses places au marché agitées. On disait que des richesses inimaginables, fruits d’années de pillage et de tributs, étaient cachées dans les grottes côtières sous la ville.
Quent #
La ville animée de Quent était peut-être le port le plus ouvert des îles pirates. Les prostitué(e)s sacré(e)s de Rhoda de la Maison des Baisers Volés étaient réputé(e)s pour être les meilleur(e)s revendeur(se)s d’information des Chaînes pour ceux qui cherchaient des ragots, des motifs de chantage ou des moyens de vengeance.
Gouvernement #
Le seigneur des Chaînes était le Roi de l’Ouragan Kerdak Poing-d’Os, capitaine du navire de guerre Le Lucre Noir, le vaisseau amiral de la flotte des Chaînes et l’un des rares à être équipé d’un canon d’Alken.
L’obsession du capitaine pour les armes à feu s’étendait à son équipement personnel et il ne se séparait jamais de son pistolet magique, affirmant qu’il avait tué pas loin d’une centaine de scélérats, d’hommes de loi et de marins d’eau douce depuis qu’il s’était procuré cette précieuse arme.
Tous les ans depuis son ascension à la tête des Chaînes, Poing-d’Os mettait le gros de la flotte des pirates au service de la protection des navires marchands venus assister à la vente d’Élixir de l’Orchidée Solaire de la Tomza, en échange d’un tiers des revenus générés par les enchères, et d’une fiole d’Élixir pour son usage personnel.
Il présidait un conseil de seigneurs-pirates dont chacun des membres dirigeait sa propre flotte de navires et contrôlait l’un des nombreux ports, points d’ancrage ou îles des Chaînes. Poing-d’Os était roi parce qu’il possédait Port-Péril et commandait la plus grande flotte des Chaînes.
Habitants #
La majorité des habitants des Chaînes étaient des humains, mais on trouvait bien plus de Demi-Elfes et de Demi-Orques qu’ailleurs. Les Tengus étaient nombreux dans la région et beaucoup de villes possédaient des quartiers qui leur étaient réservés et que l’on appelait des nichoirs. Beaucoup de pirates pensaient que les mascottes Tengus portaient chance aux navires, car une superstition disait qu’ils absorbaient la malchance.
Dans les régions les plus sauvages des Chaînes, des gobelins s’étaient installés dans les ruines, tout comme des cannibales sauvages dégénérés appelés des kurus, des humains que les gens croyaient possédés par les esprits des premiers habitants de l’île. Des pillards hommes-lézards lançaient parfois des attaques depuis les côtes, au nord-est. Les eaux des Chaînes abritaient des requins, des loups de mer et des communautés éparses de locathahs. On trouvait des villages de sahuagins dans les îles de l’ouest, alors que des nagas aquatiques habitaient près des côtes de la Ruche. Plus loin à l’ouest, de terribles dragons-tortues s’attaquaient aux navires.
Les Chaînes ne possédaient qu’un seul véritable allié, l’ancienne colonie me’orienne de l’Elceo. Les Capitaines Libres défendaient la colonie et recevaient en échange des tributs réguliers de bois et d’esclaves de la part du baron d’Elceo. Ailleurs, on craignait et on détestait les maraudeurs des Chaînes, tout particulièrement dans les nations du Marmara et de la Thuvia.