
Alignement: CN
Gouvernement: Anarchie révolutionnaire
Dirigeant: Citoyen Goss, président du Conseil Révolutionnaire
Capitale: Tamran
Villes: Lucretia, Ghoresia, Anatom, Gibet, Lisière, Isarn…
Sites:
Habitants: Humains, Nains, Halfelins, Demi-elfes
Langues: Commun
Religions: Sentar, Samrah, Omnos, Rhodae, Ydis
Le Dunmen était une terre où les idéaux et la libre pensée avaient cours depuis très longtemps. Avec la disparition de Kahea, les habitants du Dunmen avaient décidé de s’éloigner des principes de l’Irrisen et de ses propres nobles, suppôts du pays infernal. Une révolution sanglante éclata qui dura cinq longues années. Depuis quarante ans, pas moins de douze gouvernements avaient été mis en place puis renversés.
Géographie #
Le Dunmen était situé à l’ouest du Darthas, bordé par les eaux du Namac et du Numen au sud, et par les sombres bois maudits de Nelnya à l’est. Le pays était dans son ensemble relativement plat. Le bout de la chaîne des Monts Brumeux bordait son extrémité nord-ouest, à la frontière avec l’Askor.
Le réseau hydrographique était principalement composé du Sellen, un affluent du Namac. Le fleuve prenait sa source au pied des Monts Brumeux et entamait sa traversée de la forêt du Verduran au niveau de la ville de Tamran avant de rejoindre les eaux du Namac à la frontière avec le Marmara. Au nord-est, les eaux corrompues de la Gorgone jaillissait d’entre les collines pour se jeter dans le Sellen.
Au sud-est, le grand Bois du Sanglier s’étendait depuis les faubourgs d’Isarn et sur des dizaines de lieues vers l’est. Plus loin, sur la rive ouest du gigantesque Lac Numen, s’était établie la ville de Lisière.
Histoire #
Le Dunmen avait toujours été une nation de libres penseurs et de radicaux et était réputé pour ses poètes, artistes et philosophes dont les idées avaient orienté la politique de nombreux pays du Cicerion. Même lorsqu’il était sous domination irrisienne, le Dunmen avait conservé cette réputation et avait continué d’attirer des rationalistes dans ses universités.
La chute du Dunmen dans l’anarchie avait commencé avec l’ascension de la Maison Thrune à sa tête, mise en place par l’Irrisen. A cette époque, les dissidents dunméens avaient commencé à prendre de plus en plus d’importance, sous l’influence de philosophes, dont le demi-elfe Hossiter, et d’artistes, comme Darl Jubannich. Leurs écrits avaient fait souffler un vent de révolte dans toutes les nations occupées par l’Irrisen et avaient même servi de base à la pensée populaire de l’Irrisen actuel. La rébellion fit tomber tous les symboles de la domination irrisienne et exécuta ses sympathisants. Rapidement, Hossiter et Jubannich mirent en place, avec d’autres compagnons de la rébellion, le Conseil Révolutionnaire pour gouverner le Dunmen, dès lors indépendant. N’ayant pas anticipé que la bête qu’ils avaient créée se nourrirait d’elle-même, le premier Conseil Révolutionnaire fut renversé au bout de cinq ans par d’autres rebelles assoiffés de sang qui souhaitaient du changement. Ainsi commença une succession de révolutions plus sanglantes les unes que les autres pour aboutir au Dunmen actuel : une nation habitée par une multitude de fanatiques révolutionnaires paranoïaques.
Gouvernement #
La notion de gouvernement était changeante au Dunmen, et ceux qui prenaient le pouvoir ne gardaient la tête sur les épaules (au sens propre comme au figuré) que quelques années. Le Conseil Révolutionnaire qui dirigeait le Dunmen changeait de dirigeant avec une régularité déconcertante. L’actuel président du Conseil Révolutionnaire, Korran Goss, était un démagogue talentueux qui faisait penser à la population que tous leurs maux n’avaient qu’une seule source, l’Irrisen.
La seule organisation stable au Dunmen était finalement celle des Gardiens Gris, la guilde des bourreaux. Leur anonymat constant, ses membres ne se séparant jamais de leur masque, les garantissait contre toute tentative d’intimidation et de représailles.
Les Lames Finales #
Devenue le symbole de la rébellion et du bras armé de la justice, la Lame Finale était une machine inventée par le Conseil Révolutionnaire pour exécuter ses opposants. Uniquement manipulées par les Gardiens Gris, ces guillotines étaient préparées de nuit, avant chaque exécution. Au petit matin, les condamnés à mort étaient exposés à la vindicte populaire lors d’une parade en charrette à travers la ville avant d’atteindre le lieu où ils rendraient leur dernier souffle. Les engins de mort avaient aussi été conçus de telle manière que l’âme des exécutés restait prisonnière de la machine sans pouvoir se réincarner.