
Alignement: Neutre
Gouvernement: Empire Bureaucratique Corrompu
Dirigeant: Grand Princ Stavian III, Empereur d’Irrisen, Doge du Marmara, Défenseur du Dunmen, Primarque d’Honneur d’Absalom…
Capitale: Oppara
Villes: Pas-de-l’Epine, Fierbec, Mont Carillon, Dent-de-scie, Port-des-Plaisirs, Fourche-Cuivre, Edroc, …
Sites:
Habitants: Humains et Halfelins principalement
Langues: Commun
Religions: Sentar, Omnos, Rhodae, Ydis
Dans les temps anciens, l’Empire d’Irrisen s’étendait depuis l’Océan des Hasards jusqu’à la Tranchée de l’Éternité. Depuis, l’Irrisen avait sombré dans la décadence et n’était plus que l’ombre du grand empire qu’il avait été. Selon certains, la lente agonie du pays devrait se terminer dans moins d’un siècle.
Les anciennes Missions de Pacification de l’empire avaient établi des têtes de pont dans la moitié du Darthas et, pendant la Croisade Étincelante, leurs puissantes Phalanges Irrisiennes avaient couvert des milliers de kilomètres pour repousser le Tyran-qui-Murmure et l’enfermer à Gibet. Mais malgré cet héritage, l’Irrisen moderne n’était plus à présent qu’un vestige de cette gloire perdue, un empire déclinant qui semblait destiné à n’être plus qu’une note de bas de page dans les annales de l’histoire à moins que quelque chose ne change le cours de son destin.
Géographie #
Description générale #
Le territoire occupé par l’Irrisen était situé au Darthas, au bord de la Tranchée de l’Éternité entre l’Askor au Nord, Nelnya et le Bois d’Alborn à l’ouest et le Me’or au sud. L’Irrisen était composé d’une succession de grandes plaines alluviales au nord, de garrigues au sud et de grands massifs montagneux.
Chaînes de montagnes #
Il existait trois chaînes de montagnes principales en Irrisen :
- le pied du Sillon d’Azur marquant la frontière nord du territoire ;
- la Chaîne des Bois, petite chaîne du centre-ouest du territoire ;
- la Sainte-Balafre, au sud du pays, immense frontière naturelle avec le Me’or.
Fleuves et rivières #
Bien que le pays ne fût pas désertique, le réseau hydrographique d’Irrisen n’était pas très développé. Cela avait forcé les irrisiens à constituer un réseau de canaux importants, surtout du côté d’Oppara et de Pas-de-l’Epine. Il y avait tout de même trois fleuves importants qui traversaient le territoire:
- le fleuve Sellen, qui coulait des montagnes crochues de la Sainte-Balafre, à la frontière avec le Me’or et irriguait le sud du pays;
- le fleuve Jalrune qui traversait le centre du pays, arrosant Oppara. Il prenait sa source de la confluence de deux rivières venant du Sillon d’Azur;
- la Fourche du Tandak prenait sa source dans les montagnes du Bois d’Alborn et traversait le pays sur toute sa largeur pour se jeter dans la Tranchée de l’Éternité.
Plaines et forêts #
Si l’Irrisen était couvert de grandes forêts dans les temps anciens, elles avaient disparu au profit de grandes prairies, dans le nord, ou de garrigues, dans le sud. De la forêt originelle, il ne restait plus que la Forêt de Bravedil, vaste forêt de l’est, le beaucoup plus petit Bois de Boc au nord, située à cheval sur le Jalrune, et la Valéarne au sud de Maheto. De nombreuses plaines se partagaient l’espace laissé libre par les montagnes et les forêts ; les plus vastes étaient les Plaines du Tandak au sud-ouest de la Forêt de Bravedil, et les Plaines Sifflantes à l’est du Bois de Boc, où certaines tribus nomades avaient élu domicile.
Histoire de la région #
L’Irrisen avait été fondé en -3639 AE par des descendants des tribus locales et nomades du Darthas qui avaient bâti une petite colonie là où se tenait désormais la capitale d’Oppara.
La seconde moitié de l’Âge de la Dissonance fut l’âge d’or du pays. C’était à cette époque que l’Irrisen avait formé la première de ses célèbres Missions de Pacification. Elles se composaient de milliers de soldats, d’érudits, de diplomates, de géomètres, d’espions et d’aventuriers spécialisés dans toutes sortes de domaines. Elles avaient été l’élément clef de l’expansion irrisienne dans le Darthas. La Première était partie d’Oppara en -2916 AE et s’était dirigée vers le nord, remontant le Jalrune jusqu’à arriver au pied du Sillon d’Azur. La Deuxième, en -2499 AE, avait profité du succès de la précédente et s’en était servi comme point de départ pour partir vers l’ouest depuis le fleuve, le long de la sombre forêt de Nelnya et finit par atteindre les hordes d’orques du nord du Lac Numen. C’était la Troisième Mission qui avait rencontré les plus grands succès. Elle était partie à nouveau d’Oppara et s’était dirigée vers le sud, le long de la côte est du Darthas, remportant victoire sur victoire, jusqu’à ce qu’elle atteigne le pied des montagnes crochues de la Sainte-Balafre. Là-bas, en -1520 AE, l’armée avait fondé les villes d’Edroc et de Zimar, assurant le contrôle de l’Irrisen sur les entrées et les sorties de la Tranchée de l’Éternité. Aucune autre Mission de Pacification n’égalerait jamais les succès de celle-ci.
En -1431, l’Irrisen s’étendait au sud jusqu’aux montagnes grâce au mariage du roi veuf Alarisk d’Irrisen avec la jeune héritière du royaume du Chéliax, dernière de sa lignée après une série de tragédies aux circonstances suspectes. Leurs territoires furent jumelés et le Chéliax disparut.
En -1208 AE, les navires de l’armée irrisienne traversaient le Lac Numen pour envahir le royaume du Dunmen. Les affrontements avaient duré à peine un mois, et lorsque les soldats avaient fini par atteindre la cité de Tamran, le pays tout entier avait rendu les armes.
En -1167 AE, la pression imposée au Marmara par la présence de l’Empire d’Irrisen au nord, à l’est ainsi que sur les eaux du Lac Numen était devenue étouffante. Le Karistan avait privilégié les échanges avec cette grande puissance. A la suite d’une série d’attaques dévastatrices de créatures des mers sur Elidir, le Marmara signait une série d’accords avec l’Irrisen et devenait à son tour une province de l’Empire en échange de la protection de ses armées.
Malgré la puissance économique et militaire du pouvoir central, les préfectures les plus éloignées de la capitale, livrées à elles-mêmes et confrontées à une bureaucratie de plus en plus complexe (on parle de dizaines de milliers de fonctionnaires, consuls, sénateurs et gouverneurs) et corrompue, avaient commencé à se révolter.
Néanmoins, les rébellions contre le pouvoir central s’étaient faites de plus en plus nombreuses et importantes. Tant et si bien que, voyant les armées irrisiennes occupées à l’autre bout de l’Empire, le royaume du Me’or en profita pour traverser la Sainte-Balafre et envahir le sud de l’Irrisen en 79 AE. Les armées me’oriennes s’étaient enfoncées dans les terres jusqu’à atteindre les portes de la capitale Oppara. L’empereur, sous la pression de ses classes nobles et dirigeantes, avait rapatrié ses armées de l’ouest pour défendre la ville et le territoire contre cette invasion. S’en était alors suivi une guerre, parfois latente, de 324 ans entre les deux grandes nations du centre du Darthas. Cette longue période était aujourd’hui connue des irrisiens sous le nom de Grande Campagne.
Durant ces années troublées, grâce au laisser-aller de leurs dirigeants et à l’aveuglement du pouvoir central, les principales préfectures de l’ouest de l’Empire prirent leur indépendance. Le Marmara fut la première des provinces à se séparer de l’Empire, bientôt suivi par le Dunmen. Ces déchirements successifs furent le point de départ du déclin de l’Empire.
A ce jour, l’administration de l’Irrisen était toujours plus complexe et corrompue et ses dirigeants indécemment décadents alors que la très grande majorité de la population était restée très pauvre. Dans ces conditions, d’aucuns disaient qu’il ne faudrait plus attendre très longtemps pour que l’Empire s’effondre complètement… tout au plus un siècle.
Structure sociale #
L’Irrisen était gouverné par le Grand Prince. Le symbole de son pouvoir était la couronne qu’il portait, appelée Couronne du Primogène (c’est-à-dire du premier né). Le titre était hérité par l’ainé des fils du Grand Prince. Si le Grand Prince défunt n’avait pas de descendance mâle, les familles les plus puissantes se disputaient la couronne. Cette situation pouvait aboutir à une guerre civile.
La classe sociale la plus haute d’Irrisen est appelée Royauté. Elle était essentiellement composée des proches du Grand Prince et de sa cour, chacun se réclamant de la lignée d’un ancien empereur ou d’un autre. Les membres de la Royauté se prévalaient tous d’un titre ou d’un autre. Il en existait une foultitude en Irrisen, parmi lesquels les Patriciens, les Magistères, les Proconsuls, les Mandataires, les Exarques, les Vice-Rois, les Ducs…, a tel point que plusieurs scribes étaient nécessaires pour tenir à jour le registre des nominations.
Sous la Royauté, la Classe Sénatoriale était constituée des membres héréditaires du Sénat, des Gouverneurs des Préfectures et de divers hauts fonctionnaires de l’Empire.
La Royauté et la Classe Sénatoriale constituent ce que l’on appellait en Irrisen les Barbus. Ce nom pouvait paraître étrange à l’étranger qui découvrait l’Irrisen, mais il était justifié par le fait que seuls les membres de la Royauté et de la Classe Sénatoriale pouvaient porter la barbe. Seules exceptions à cette règle, les dignitaires étrangers, les nains et les gnomes. Le but de cette loi étant d’éviter aux classes laborieuses de progresser socialement, pas d’éloigner les marchands étrangers ou d’autres races.
Par opposition aux Barbus, le reste de la population constituait ce que l’on appelle les Imberbes. Ce groupe représentait environ 99% de la population en Irrisen et était composé de toutes les classes sociales. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les Imberbes ne s’étaient jamais révoltés contre les Barbus, les Grands Princes ayant toujours pris soin de nommer “hauts fonctionnaires” quelques membres de ce groupe, montrant par là qu’il était possible d’évoluer socialement en travaillant dur. L’un des plus sûrs moyens d’y arriver étant d’embrasser une carrière militaire dans la Cavalerie Irrisienne, la Phalange Irrisienne ou la Marine Irrisienne.
Relations internationales #
La longue histoire d’Irrisen avait laissé des traces dans ses relations actuelles avec les nations étrangères qui l’entouraient.
Si l’Empire n’avait jamais pu conquérir Absalom, il s’agissait toujours de l’un des buts du Grand Prince qui y envoyait régulièrement des espions.
Concernant les anciennes régions appartenant à l’Empire, le Marmara, le Dunmen et le Bois d’Alborn, le gouvernement central ne perdait pas espoir de les voir un jour rejoindre le giron qu’ils n’auraient jamais dû quitter.
Malgré le fait que l’Herecen soit resté neutre durant toutes les guerres ayant opposé l’Irrisen à ses voisins, l’Empire irrisien le considérait d’un très bon œil, lui envoyant des fonds et certaines de ses jeunes lames pour tenir sa frontière avec la Fosse dans les montagnes de l’Asphodèle.
Le Me’or était l’ennemi juré de l’Irrisen. Bien qu’un traité de paix ait été signé entre les deux nations, les relations diplomatiques entre les deux voisins restaient glaciales et chacun s’attendait à voir l’autre traverser la Sainte-Balafre. De ce fait, une course à l’armement s’était engagée entre les deux pays, mais aucun des deux n’osait faire le premier pas. Pour le moment…
De l’autre côté de la Tranchée de l’Éternité, le Sowaru était le partenaire commercial privilégié de l’Irrisen. Les classes aisées et les musées de ce dernier raffolant des objets archéologiques et autres représentations ostentatoires de la Terre de l’Aube.