
Alignement: LB
Gouvernement: Monarchie
Dirigeant: Trika Manteau-Rouge
Capitale: Drytria
Villes: …
Sites:
Habitants: Nains, Humains, Demi-orques…
Langues: Commun, Nain
Religions: Samrah
Le Chaînon d’Onyx était une chaîne de montagnes vertigineuses qui se définissait par le conflit constant opposant ses habitants aux forces infernales venues des entrailles de la roche. Le Chaînon d’Onyx était actuellement au cœur de sa quatrième croisade qui, en plus de son aspect pieux et droit, avait attiré une part non négligeable de mercenaires, de proscrits et de bras cassés de tous types. À cette croisade s’ajoutait une guerre inquisitoire contre les tribus indigènes qui seraient susceptibles de développer des cultes démoniaques dans les plaines hivernales des Hauts de Hrim.
Géographie #
Le Chaînon d’Onyx était situé à l’extrême nord-est de l’Anthas. Sa frontière nord était constituée par de gigantesques falaises creusées par les fracas millénaires des vagues de l’Océan Memoris. À l’ouest, les immenses Phospholithes – des monolithes projetant un intense trait de lumière vers le ciel – permettaient de faciliter la surveillance de la frontière avec les basses terres des Hauts de Hrim et de prévenir le pays des invasions démoniaques. Ces merveilles avaient été construites par les prêtres nains de l’imposante cité sainte de Drytria, construite sur le cratère d’un immense volcan endormi depuis des millénaires. Au-delà des plaines enneigées de l’ouest s’élevaient les sommets du Rampart de Skor, abritant des peuples de robustes guerriers nains.
Histoire #
Le Chaînon, tel qu’on le connaissait à ce jour, accueillait une des nations les plus hétéroclites de l’Anthas. La fondation du pays remontait à la première Croisade d’Onyx en 1549 AE. Cette croisade fut lancée par des paladins de Samrah de Markhelm, en vue d’enrayer la vague de chaos provenant de ces montagnes et de défaire les démons qui en émergeaient dans une frénésie juste et droite. Attirés par ces causes, des milliers de pèlerins de toutes les nations du monde répondirent à l’appel de l’église de la Lumière et bravèrent plaines enneigées et montagnes escarpées pour s’installer dans le territoire qui deviendrait le Chaînon d’Onyx.
Cette première croisade permit de repousser le seigneur-demon Balor Tar-Hashnak et ses hordes démoniaques et fut considérée comme un succès. Les croisés pensaient avoir définitivement vaincu leurs adversaires venus des profondeurs. Cet état dura pendant une génération, durant laquelle les failles du Mont Onyx demeuraient fermées. Mais ce fut sans compter avec un retour en masse des démons, qui contre-attaquèrent férocement, causant de très nombreuses pertes aux croisés, la destruction de la cité sainte, ainsi que la perte de la cité de Tar-Kazmukh, qui portait encore à ce jour les stigmas des horreurs subies à cette époque.
Pour répondre à ces défaites, une seconde Croisade fut lancée, puis une troisième et enfin une quatrième qui permit de reprendre Drytria et d’en fortifier les défenses. Cette ultime croisade semblait à présent offrir quelques espoirs d’une victoire définitive des croisés puisqu’elle ne consistait plus qu’à contenir la menace venue des profondeurs.
Gouvernement #
Le Chaînon d’Onyx était, en théorie, gouverné par la reine Trika Manteau-Rouge, Épée de Samrah. Elle était une dirigeante noble et juste qui essayait de mélanger compassion et impératifs liés à la continuité des croisades. Néanmoins, son autorité n’était pas suffisante pour dépasser les murs de Drytria, sa forteresse-capitale. En dehors de sa cité, ses ordres étaient interprétés différemment par chaque responsable local, fusse-t-il à la tête d’une ville, d’une cité ou d’une forteresse. Certains prenant même quelques libertés avec les ordres venus d’en haut. Ces divergences avaient provoqué des divisions parmi les différentes composantes de la croisade, surtout depuis que les troupes s’étaient vues agrémentées de mercenaires, de roublards et autre templiers de bas étages, incorporés pour augmenter le nombre de croisés pieux.
Habitants #
Les habitants du Chaînon d’Onyx composaient un mélange étrange de personnes regroupant à la fois des intellectuels d’une haute moralité et des malfrats de la pire espèce. Alors que la plupart d’entre eux étaient arrivés avec les croisades, d’autres étaient natifs du pays et leur famille occupait le territoire depuis bien avant l’arrivée des croisés.
Les indigènes, natifs des montagnes, partageaient une partie de leur culture avec les tribus ermites des Hauts de Hrim. Les croisés avaient tendance à considérer locaux comme des citoyens de seconde zone principalement en raison du fait qu’ils pratiquaient encore leurs cultes druidiques. Ce qui les rendait suspects aux yeux des croisés radicaux, adeptes de religions plus traditionnelles. Cette suspicion s’était parfois transformée en inquisition et on avait pu voir s’élever des bûchers accueillant des ermites en raison de leurs croyances hérétiques. Cette folie inquisitoriale s’était surtout développée durant la seconde Croisade d’Onyx, à tel point que l’on s’était demandé si elle n’avait pas été lancée dans cet unique but. La suspicion à l’égard des ermites était accentuée par le fait qu’il n’était pas rare de trouver dans les plaines des Hauts de Hrim des cultes dédiés au seigneur-démon Deskari qui fut pourchassé et détruit lors de la première croisade.
Les croisés constituaient la seconde partie de la population du Chaînon d’Onyx. Ils arrivaient chaque semaine par convois entiers, traversant les Hauts de Hrim à destination de l’objectif de leur pèlerinage. Les migrants avaient formé une population très disparate. Les premiers croisés, arrivés lors de la première Croisade d’Onyx, étaient constitués de prêtres et de paladins, de vertueux nobles à la moralité sans faille, adeptes de dieux bons. En revanche, les migrants venus avec les croisés de la quatrième Croisade d’Onyx étaient beaucoup moins vertueux. Beaucoup de mercenaires avaient afflué et surpassaient à présent en nombre les croisés sincères. Cette situation avait été aggravée par le fait que plusieurs nations du sud de l’Anthas et de l’ouest du Darthas voyaient dans ces croisades l’occasion de se débarrasser de leurs dissidents politiques, de leurs criminels et de ceux qu’elles considèrent comme indésirables.